Témoignage d’un éleveur : Benoît PETUREAU

Benoît PETUREAU 86 – Le Vigeant

Benoit Petureau

Benoit Petureau

  • Nombre de brebis MV :     200
  • Autres productions :     1 000 brebis en production viande
  • Surfaces exploitation :     300 ha
  • Nombre d’UTH :         2

Historique :

Je me suis installé sur l’exploitation familiale en 1999 avec mon père. Celui-ci avait déjà l’habitude de s’approvisionner en agnelles de qualité de race Mouton Vendéen auprès de sélectionneurs. L’opportunité s’est présentée de reprendre une petite troupe de 80 brebis Mouton Vendéen au départ en retraite d’un sélectionneur.)

Nous avons alors créé un GAEC sur 250 ha avec une troupe de 1 500 brebis : 200 brebis Mouton Vendéen et 100 brebis Charmoise en sélection et 1 250 brebis croisées pour la production d’agneaux de boucherie. Depuis 2013, au départ en retraite du père, j’ai repris l’exploitation en individuel sur près de 300 ha et avec 1 200 brebis (dont 200 vendéennes et 65 charmoises en sélection).

Motivation / intérêt pour la race :

Mon premier objectif lors de mon entrée en sélection était d’améliorer mon troupeau de production de viande avec des croisements par le Vendéen avec des béliers issus de mon troupeau en sélection.

J’ai choisis cette race pour sa conformation et ses qualités maternelles. Les brebis vendéennes sont relativement rustiques, et sont très bien adaptées au secteur de la Vienne où je me trouve. Elles permettent de valoriser cette zone à faible potentiel agronomique.

Depuis de nombreuses années, nous participons aux Concours de la race. On peut ainsi se comparer aux autres sélectionneurs et se rendre compte des progrès génétiques. Cela permet aussi d’avoir le contact avec tout l’équipe conviviale de cette belle race.

Témoignage d’un éleveur : Céline CLEMENT

Céline CLEMENT 79 – Vasle

Céline Clément

Céline Clément

  • Nombre de brebis MV : 450
  • Autres productions : Céréales auto consommées
  • Surfaces exploitation : 79 Ha
  • Nombre d’UTH : 1

Historique :

Durant 6 ans j’ai été salariée agricole sur la « ferme école » de Vasles. En janvier 2006, j’ai repris cette ferme et me suis installée. A l’époque, l’exploitation était orientée dans la production d’agnelles croisées Rouge de l’Ouest x Mouton Vendéen et en production 100% herbe. L’exploitation a beaucoup évoluée depuis mon installation grâce à la sélection en race pure vendéenne et en mettant en place une production de céréales destinées à l’alimentation des animaux pour une meilleure autonomie.

Motivation / intérêt pour la race :

Le choix de la race Mouton Vendéen s’est imposé bien avant mon installation car ce sont des animaux calmes, facilement manipulables par une femme avec de grandes qualités maternelles.

De plus, les brebis vendéennes sont très bien adaptées sur des terrains aux qualités agronomiques très limités comme les miens. Les agneaux de très bonne qualité bouchère répondent parfaitement au débouché sous Label Rouge Diamandin de mon territoire.

Enfin, d’un point de vue personnel, j’ai toujours envisagé mon installation en sélection car mon rêve était d’être présente au Salon International de l’Agriculture et d’y décrocher des prix.

Aujourd’hui, au sein d’un groupe d’éleveurs qui sait guider et accueillir les jeunes, l’objectif est atteint aussi bien en terme de performances, qu’humainement grâce au dynamisme de la race et à son image d’animaux de grande qualité.

Témoignage d’un éleveur : SCEA Brault

SCEA Brault 86 – Benassay

Gérard Brault

Gérard Brault

  • Nombre de brebis MV :     280
  • Autres productions :     céréales
  • Surfaces exploitation :     66 ha
  • Nombre d’UTH :         1

Historique :

J’ai racheté la ferme familiale à mon installation en 1968. J’ai repris les cheptels ovin et bovin de mes parents, et j’ai augmenté le nombre petit à petit. J’ai démarré la sélection en 1978 avec l’achat de 9 agnelles Mouton Vendéen inscrites. Je voulais une race locale et mes voisins de l’époque m’en avaient parlé en bien.

En 2002 j’ai arrêté les bovins allaitants pour ne conserver que ma troupe ovine. Bien que j’ai l’âge de prendre ma retraite, je n’ai aucunement envie d’arrêter !

En 1990, le GAEC est dissous. J’ai repris une partie de la troupe ovine, celle en sélection.

J’ai alors commencé à acheter quelques agnelles inscrites en Mouton Vendéen. En 1999, un sélectionneur Mouton Vendéen qui prenait sa retraite m’a proposé de racheter ses agnelles de renouvellement qui étaient d’excellente qualité. J’ai alors démarré également la sélection dans cette race.

Motivation / intérêt pour la race :

La génétique m’a toujours intéressé. Mais surtout, j’ai toujours voulu faire des Concours, c’est ma grande passion. Il faut bien choisir les animaux que l’on va présenter, savoir sur lesquels parier. Mais la préparation par la suite compte tout autant, cela demande du temps (et aussi pas mal de petites astuces). C’est toujours une fierté d’avoir un bel animal à présenter qui illustre tout le travail qu’on fait sur notre troupeau.

Depuis mon entrée en sélection, j’ai dû accumuler presque 450 plaques de Concours. Cette année, ce sera mon 36e Salon de l’Agriculture. Rares sont ceux qui comme moi peuvent revendiquer un tel exploit.

 

Témoignage d’un éleveur : EARL du Gros Rocher

EARL du Gros Rocher 44 – Boussay

Henri Bretaudeau

Henri Bretaudeau

  • Nombre de brebis MV :     572
  • Autres productions :     Volailles Label Rouge, vaches de race Normande (environ 15)
  • Surfaces exploitation :     83 ha
  • Nombre d’UTH :         1

Historique :

L’exploitation existe depuis les années 60. Dès 1964 mon oncle a démarré le contrôle de performances sur sa troupe ovine. La race Mouton Vendéen n’était alors pas encore reconnue. Il est entré en sélection en 1971, c’était dans les tout premiers troupeaux.

Nous nous sommes mis en GAEC en 1983.  A l’époque, nous avions 200 brebis Mouton Vendéen et des vaches laitières. Nous avons progressivement augmenté le cheptel.

Au départ en retraite de mon oncle, j’ai repris l’exploitation en individuelle.

Motivation / intérêt pour la race :

Mon oncle était un passionné de génétique, et il m’a donné le goût de ça. Il avait à cœur de valoriser une race locale, et je suis toujours dans la même optique.

La production d’agneau de qualité a toujours été dans nos préoccupations. Bien que sélectionneur, j’étale mes mises-bas le plus possible afin de produire des agneaux Label Rouge. Dès 1984, nous participons au Concours de Carcasse inter-race du Salon de l’Agriculture (qui n’existe plus aujourd’hui) et nous avons toujours été très bien classés.

Les anciens sélectionneurs ont fait un énorme travail sur cette race pour l’améliorer. J’espère que les futures générations de sélectionneurs perpétueront ce travail, et conserveront la bonne ambiance du groupe du Mouton Vendéen.

Témoignage d’un éleveur : Jean-Marie BILLY

Jean-Marie BILLY 86 – Ayron

Jean-Marie Billy

Jean-Marie Billy

  • Nombre de brebis MV :     180
  • Autres productions :     Ovin en sélection Rouge de l’Ouest (110 brebis), céréales
  • Surfaces exploitation :     80 ha, dont 50 ha en céréales
  • Nombre d’UTH :         1,25

Historique :

J’ai rejoint mon frère sur l’exploitation familiale en 1981. Les quelques vaches présentes ont rapidement été remplacées par des brebis. Nous avions alors une troupe de 480 brebis en croisement (essentiellement croisées Rouge de l’Ouest – Mouton Vendéen).
J’ai débuté la sélection en Rouge de l’Ouest en 1984, car j’étais habitué à acheter des agnelles en sélection. Je commercialisais alors beaucoup d’agnelles F1 croisées Rouge de l’Ouest – Mouton Vendéen.

En 1990, le GAEC est dissous. J’ai repris une partie de la troupe ovine, celle en sélection.

J’ai alors commencé à acheter quelques agnelles inscrites en Mouton Vendéen. En 1999, un sélectionneur Mouton Vendéen qui prenait sa retraite m’a proposé de racheter ses agnelles de renouvellement qui étaient d’excellente qualité. J’ai alors démarré également la sélection dans cette race.

Motivation / intérêt pour la race :

J’ai débuté la sélection en Mouton Vendéen car j’avais une belle opportunité qui s’est présentée (reprise d’animaux en sélection). J’avais déjà l’habitude de cette race puisque je produisais des agnelles croisées. De plus, il y a de la demande sur mon secteur pour des reproducteurs Vendéen. Les animaux sont relativement rustiques et ont une bonne qualité bouchère. Egalement, j’apprécie la convivialité qu’il y a au sein de la race, notamment lors des ventes station.

Je ne suis pas un passionné de Concours. Cela demande énormément de travail, et avec 2 troupes en sélection, il est parfois difficile de fournir partout. Mais mon fils aime ça, et c’est vrai que c’est motivant de préparer les animaux ensemble. Et il faut admettre que le Concours Général Agricole est une très belle vitrine pour la race, et un bon moment à passer entre éleveurs.

 

 

Témoignage d’un éleveur : Jean-Paul RAULT

Jean-Paul RAULT 85 – Sainte Radegonde des Noyers

Jean-Paul Rault

Jean-Paul Rault

  • Nombre de brebis MV : 280
  • Autres productions : 100 vaches Parthenaises et Maraichines, cultures
  • Surfaces exploitation : 274 ha dont 95 ha en culture
  • Nombre d’UTH : 3

Historique :

Après plusieurs années de salariat sur l’exploitation du Lycée Agricole de Melle, je me suis installée en Vendée en 2004. Mon projet était plutôt atypique : reprendre une ferme céréalière et la reconvertir en élevage. Celle-ci s’est faite en partenariat avec le Conservatoire du Littoral. J’ai démarré avec 40 vaches et 200 agnelles inscrites, puis j’ai progressivement augmenté.

Aujourd’hui, l’objectif est d’ouvrir la ferme au public avec la mise en place d’un observatoire de la faune sauvage (oiseaux migrateurs en grande partie) et de montrer une agriculture respectueuse de l’environnement.

Motivation / intérêt pour la race :

Tous mes troupeaux sur la ferme sont en sélection. J’ai choisi d’utiliser des races locales, adaptées au territoire, et surtout que je connaissais bien et appréciais suite à mon passage au Lycée de Melle.

Dès le départ, j’ai voulu partir en sélection car j’ai un grand intérêt pour la génétique. C’est un travail collectif auquel il me plaît de participer. Je voulais participer au dynamisme des éleveurs de la race.

La sélection demande beaucoup de travail et de temps, mais il est possible de progresser très vite par les achats de béliers en Station et l’utilisation des béliers d’IA via des accouplements raisonnés. Personnellement, l’utilisation des IA est aussi une façon d’organiser mon travail. Je prévois à l’avance mes périodes de mises-bas et cela me permet de concentrer une grande partie de mes agnelages sur seulement quelques jours.